Dans l’enfer des tournantes – Samira Bellil

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TITRE : Dans l’enfer des tournantes

AUTEUR : Samira Bellil

ÉDITION : Folio – Documents

NOTE :

 

 

RÉSUMÉ :

Samira Bellil est une rescapée.
Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l’on nomme aujourd’hui des « tournantes ». Rongées par la culpabilité et le dégoût, détruite par l’ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l’alcool. Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s’est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de forces et de domination.
Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien. Ce livre, qui intervient au terme d’une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses « frangines », victimes, comme elle, du pire des crimes. Pour briser la loi du silence.

 

 

MON AVIS :

C’est la deuxième lecture que je fais de ce livre, et je crois que plus on le lit, plus on le comprend. J’ai aujourd’hui 18 ans, je l’ai lu pour la première fois à 14 ans, et je suis persuadée que je n’étais pas capable de le comprendre à l’époque. Pas que sa compréhension soit difficile, non, mais juste parce que à l’époque j’étais encore assez hermétique aux misères des autres et au monde qui m’entourait.

Bref, en lisant ce livre j’ai ressenti une immense colère. Colère contre ces kiwis (ce ne sont pas des être humains, impossible !) qui violent des nanas sans défense, et mineure parce que c’est facile pour eux, mais qui en plus s’en vantent, comme un trophée à rajouter au dessus de leur cheminée. Mais aussi contre les proches qui préfèrent fermer les yeux et oublier plutôt que de soutenir et d’aider. Comme dirait Hugo « Personne n’eût osé en parler. Personne n’eût osé s’en souvenir. »

Puis il y a eu de la compassion pour cette jeune femme détruite, morte dans son cœur, qui me disait « ça aurait pu être toi. Tu aurais pu souffrir du même mal que moi. » On se sent vulnérable en lisant ce livre, parce qu’il nous rappelle que  « nous ne sommes que des femmes» dans des cités dirigés par des pseudo-kaïd dont la seul activité est de tenir les murs.

Je conseil, je recommande, mais ayez le cœur solide. Samira est vraie dans tout ce qu’elle dit. Elle se met à nue et nous expose son âme meurtrie, alors il faut pouvoir le supporter.

 

 

CITATIONS :

Je meurs par le regard que l’on ne me donne pas.

[Voir les autres citations de ce livre…]

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